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Cérémonie du 11 novembre 2023

La commémoration de l'Armistice de 1918

 

Publié le 13/11/2023

 

La cérémonie s’est déroulée en présence d’une cinquantaine de participants dont 3 sapeurs-pompiers en tenue et quelques enfants de l’école accompagnés de leur enseignante Marie-Florence CIANNAMÉA. Pierre GOURGOUSSE, Chevalier de l’Ordre National du Mérite, était maître de cérémonie.

  

Les porte-drapeaux ont précédé le cortège jusqu’au monument aux morts où a eu lieu le dépôt de gerbes par Jean-Claude GRANET (Adjoint au Maire) et Jean GOURGOUSSE (CATM) suivi de la lecture des manifestes : le message de l’UFAC lu par la jeune lycéenne Pauline RICHOT, puis celui du Ministre des Armées et de la secrétaire d’Etat chargée des Anciens combattants et de la mémoire, lu par Madame le Maire, Dominique MARCETEAU.

Jean-Claude GRANET a ensuite fait l’appel des morts pour la France. Après avoir observé une minute de silence à leur mémoire, l’assistance a écouté la Marseillaise. Ensuite, a eu lieu le remerciement aux porte-drapeaux. La cérémonie s’est terminée en écoutant la Madelon, qui était chantée par les poilus de 14-18, avant de partager le vin d‘honneur offert par la Municipalité à la Petite Grange.

A cette occasion les Bleuets de France ont été distribués par les jeunes filles Flore et Manon, tandis que la sonorisation a été assurée tout au long de la cérémonie par Patrick MARCETEAU, Adjoint au Maire.

  

  

 

Message de l'UFAC

II y a 105 ans, le 11 novembre 1918, les cloches de toutes les villes et de tous les villages de France retentissaient pour annoncer la fin d’une tragédie qui avait duré 52 mois.

Dès Iors, notre pays se couvrit d’un manteau de monuments aux morts où furent gravés les noms de tous ceux qui, enfants de ces villes ou villages qui ne connurent aucune exception, avaient donné Ieur vie pour la sauvegarde de notre Patrie.

Au fond de l’âme de chaque Français, ces monuments avaient sans doute valeur de talismans destinés à exorciser l’indicible et afin que celle que l’on dénomma la Grande Guerre fut la dernière.

Hélas, aujourd’hui et depuis vingt mois, la guerre est de retour en Europe et, comble d’ironie, on y retrouve des ingrédients de la Grande Guerre tels que des tranchées qui figent le front et le rôle déterminant de l’artillerie.

C’est pourquoi, en ce jour de commémoration qui, compte-tenu du contexte, revêt un aspect particulier et doit servir d’alerte, l’Union Française des Associations de Combattants et de Victimes de Guerre (UFAC) en même temps qu’elle rend hommage au courage exemplaire des "Poilus" comme de tous les "Morts pour la France" de toutes les guerres, rappelle l’un de ses objectifs fondamentaux : s’opposer à tout règlement de conflit par la guerre, l’obtenir par la négociation, agir résolument et avec persévérance pour la Paix et œuvrer dans ce sens avec les générations nouvelles.

Vive la République ! Vive la France !

 

Message de Sébastien Lecornu, ministre des Armées et Patricia Mirallès, secrétaire d’Etat auprès du ministre des Armées, chargée des Anciens combattants et de la mémoire

Le 11 novembre 1923, cela fait cinq ans déjà que, dans la clairière de Rethondes, le maréchal Foch a apposé sa signature sur la convention d’armistice.

Cinq ans déjà que Clemenceau a présenté l’armistice à la Chambre des députés, saluant l’Alsace et la Lorraine retrouvées, honorant « nos grands morts qui ont fait cette victoire ». Et dans cette heure terrible, à l’appel du carillon des églises et des beffrois, dans le silence des canons qui se sont tus, coulent à travers tout le pays des larmes de soulagement et de fierté.

Le 11 novembre 1923, cela fait cinq ans que les blessures cicatrisent lentement. Sur les visages des gueules cassées. Dans le cœur des veuves. Dans la solitude des orphelins. Devant les tombes ouvertes pour un fils ou un père. Au pied des monuments aux morts dont s’est couvert le pays. Les Français sont devenus des sentinelles de l’oubli.

Le 11 novembre n’est plus seulement une date. C’est devenu le rassemblement de tous les Français.

C’est le 11 novembre 1920, quand le soldat inconnu est porté sous l’Arc de Triomphe, pour ne jamais oublier le prix de la Victoire.

C’est le 11 novembre 1923, quand André Maginot allume la Flamme, présence vivante du souvenir des morts. Une flamme qui ne s’est plus jamais éteinte depuis.

C’est le 11 novembre 1940, quand, dans le désarroi des consciences, les lycéens et les étudiants de Paris font de la flamme un symbole de résistance. Quand chez nos compatriotes alsaciens et mosellans, coupés de leur Patrie, la résistance s’organise.

C’est le 11 novembre 1943, quand les résistants de l’Ain devancent la Libération en défilant dans Oyonnax.

C’est aussi le 11 novembre 1944, quand la France retrouve le droit de célébrer la victoire.

Alors, face aux noms inscrits sur les monuments devant lesquels nous sommes rassemblés, nous nous souvenons de tous les morts pour la France qui trouvent le repos dans nos mémoires reconnaissantes. Nous nous souvenons de ceux de 14, de ceux de 40 et de 44, de ceux de 1954 et de 1962, de ceux de 1983 ou de 2008 et de tous les autres. Nous nous souvenons de l’adjudant-chef Nicolas Latourte, du sergent-chef Baptiste Gauchot et du sergent-chef Nicolas Mazier, tous trois morts pour la France en 2023.

Le 11 novembre est dédié à tous ceux qui sont tombés pour défendre notre Nation, notre liberté, nos valeurs, sur notre sol comme en opération extérieure.

Ils ont des droits sur nous, comme nous avons des devoirs à leur égard. Alors portons lucidement leur héritage. Car c’est en honorant leur sacrifice que se construit l’avenir de notre Nation, sans jamais douter de notre capacité à nous relever des plus grands périls.

Et portons fièrement le Bleuet de France, cette fleur dont l’éclosion ramenait la vie sur la terre déchirée des champs de bataille, qui désormais honore les morts et soutient ceux qui restent.

Aujourd’hui la flamme brille sous l’Arc de Triomphe depuis 100 ans durant lesquels les Français n’ont jamais cessé de clamer :

Vive la République !

Et vive la France !

 

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